1a) Qui est derrière le Dragon Vert?

Écrit le: 29 Décembre 2013
Amélioré le 23 Janvier 2014 

(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)
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Qui suis-je suis

Je suis une femme dans la trentaine. J'ai grandi à Mont-Saint-Hilaire, dans la région de la Montérégie au Québec, sur la rive-sud du grand Montréal. Je n'ai pas de carrière en soi, je n'ai pas de titre proprement dit, sauf peut-être celui d'artiste peintre ou d'écrivain (avec encore rien d'accomplie selon ce que la société l'entend).
Je ne suis pas une écologiste, ni une environnementaliste, ni même jardinière, nutritionniste ou cuisinière… J'ai été lancé dans le monde avec un mode d'emploi; on m'a dit «étudie, trouve une job, gagne ta vie…» bref, comme tout le monde.
Mais surtout, alors que je suivais ce sentier que tout le monde me disait que je devais prendre, je sentais au plus profond de mon être que ce n'était pas la bonne direction pour moi. Au fond de moi, une voix me disait qu'il y avait quelque chose qui cloche. Et le signal était tel que ça me rendait malade de poursuivre dans cette direction en ignorant ce message.
Je suis devenue mère en 2008, lors de mes études en herboristeries (que j'ai dû suspendre; et que je n'ai eu ni le temps ni l'argent de poursuivre par la suite) et quelque part dans la petite enfance de ma première fille, j'ai tout arrêté pour m'occuper d'elle.
Donc le seul vrai titre que j'ai vraiment, officiellement, c'est celui d'être maman. Bref, je suis une nobody, je suis madame personne, je suis madame tout le monde, pas mieux, ni pire que personne d'autre. Je suis quelqu'un qui a décidé de se relever les manches et d'agir.



J'hésite à mettre mon nom sur le projet du Dragon Vert, non pas par peur ni pour me cacher, mais parce qu'au final, on s'en fout! Je ne suis pas l'héroïne unique de cette époque. Je pense que mon projet est plus important que «qui je suis». Et peut-être que «qui je suis», c'est le Dragon Vert dans son entier. Qu'importe. Je suis une des millions de petites fourmis sur la Terre, debout, et prête à faire quelque chose pour amener le changement que j'aspire voir dans le monde.
Surtout, je préfère me voir comme celle qui aura débuté le Dragon Vert, mais je souhaite au plus profond de mon coeur que le Dragon Vert devienne un collectif des meilleures idées!

Inquiétudes.

Je suis aussi quelqu'un qui a vu sa mère décéder en 2003 du cancer, après 10 ans de maladie; elle n'avait que cinquante-trois ans. Puis, ce fut le tour de ma marraine en 2013 d'être emporté par le cancer encore, après quatre ans de combat à soixante-sept ans.
Plus que tout, je suis outragée par la pollution. Je suis inquiète de la qualité des aliments et des cosmétiques que j'achète et de la surconsommation et l'obsolescence programmée de tout le reste.
Je me demande pourquoi les produits naturels et biologiques doivent être étiqueté et sont dispendieux, alors que les produits arrosés de pesticides, les OGM et les produits de l'industrie alimentaire — trop riches en produits de conservations ou produits chimiques — sont non-étiquetés et bon marché et détruisent la santé de façon évidente; un non-sens de la société à mon avis.
Les produits naturels ne devraient pas être des produits de luxes, puisqu'ils sont indispensable, autant pour la santé alimentaire que pour la santé environnementale.

Idéologie.

     Dès 2004, j'ai commencé à m'intéresser à la santé et au bien-être, de moi-même et ceux autour de moi. Cet intérêt est devenu tel qu'en 2006, j'ai pris la décision de débuter mes études en herboristerie.
     J'ai débuté mon chemin à petits pas, en changeant mes habitudes de vie, mes habitudes de consommations. Manger bio, acheter des produits en vrac, trouver des produits ménagers biodégradables et non-toxique, des cosmétiques à produits naturels. J'ai commencé à faire mes propres savons, ma crème hydratante, mes baumes à lèvres. Je ne vais plus à la pharmacie du tout! J'ai une armoire remplie d'herbes médicinales, et si on me demande un Aspirine ou une Tylénol pour le mal de tête, (je n'en ai pas à la maison) je vais tendre plutôt de l'huile essentiel de menthe ou de lavande, selon le type de mal de tête (une goutte sur le «troisième oeil» de menthe pour clarifier les idées ou de lavande pour calmer les esprits surmenés).
     Je ne suis pas une grande consommatrice (je déteste magasiner…) et j'ai toujours préféré acheter des choses qui semblent solide et qui me dureront longtemps. Je ne suis pas la bonne candidate pour suivre la mode, vous l'aurez deviné; la mode, la première invention pour nous amener vers l'obsolescence programmée.
     Mais bien assez tôt, je me suis rendue à l'évidence que ce n'était pas suffisant. Les produits biologiques ne sont pas nécessairement écologiques; par leur emballage, entre autre. Les laits d'amande, de riz, de soya… se vendent ici dans des contenants qui ne sont même pas acceptés à la récupération, tout comme une marque de yogourt qui utilisait un plastique rarement acceptés par le service de récupération. Sans parler des produits qui ont traverser la moitié de la planète pour se retrouver dans notre épicerie. Je veux bien qu'au Québec, nous n'ayons pas le climat pour faire pousser des avocats ou des citrons… mais lorsqu'on regarde d'où viennent les pommes, l'ail, les épinards, les bleuets, je ne suis plus surprise de le voir venir de la Californie, du Chili, de la Nouvelle-Zélande ou de la Chine.
     Ceci n'est pas ma vision d'un produit biologique. Je suis sûrement utopiste de penser qu'un produit biologique devrait aussi être local, écologique et issue du développement durable. Et pourtant, quand j'entends «bio», ce sont tous ces mots qui résonnent en moi et rien de moins. Et je ne pense pas que ce soit utopiste de prendre action dans cette direction, mais avant-gardiste et nécessaire.

Être mère.

     J'ai été enceinte d'une seconde fille lors du Printemps Érable 2012, où j'ai ressenti un éveil humanitaire, activiste et altermondialiste. Clouée assise dans mon corps en douleur (maux de dos et de sciatiques), j'ai visionné reportages par dessus reportages, sur la nutrition, l'écologie, l'économie, la politique… certains étaient alarmistes et déprimants, d'autres étaient axés sur des solutions.
     Puis, après avoir accouchée de ma deuxième fille, il m'était impossible de rester assis plus longtemps. Il me fallait agir. Le projet du Dragon Vert est alors né à son tour; un héritage pour mes filles et pour tous, une collection d'idées et de solutions qui se veulent simples et peu coûteuse.
     Mon parcours de vie m'a amenée à considérer la santé et le bien-être physique, mental et émotionnel comme le coeur de la vie. Je chérie la vision d'un mode de vie serein, heureux, avec une nutrition saine, écologique et en harmonie avec l'environnement, de vivre près de la nature en santé, sans pour autant m'éloigner de l'humanité.

     Comme vous pouvez le lire dans mon article: «Inspiration et Engagement», je me suis désespérée du monde dans lequel on vit. Il est étrange combien toute ma vie depuis l'âge de 14 ans a été centré sur la mission de m'épanouir, moi, pour devenir une bonne mère. Je n'aurais jamais pu répondre à la question «Pourquoi veux-tu des enfants?» ni «Pourquoi est-ce important pour toi?». Je ne le savais pas. Je n'avais aucune idée dans quelle aventure je m'embarquais, à accueillir des enfants dans ma vie.
     Maintenant que c'est fait, je pourrai répondre que d'avoir des enfants, de penser au future de mes enfants et de toute leur génération, et des autres à venir, me donne la force de me lever de ma chaise, me donne le vent dans les voiles pour avancer et l'amour de désirer mieux pour l'humanité.

Mission et (r)évolution

      En devenant mère, j'ai inconsciemment pris la décision de vivre autrement. J'ai fais les changements décrit ci-haut, mais cela ne m'apparaît plus suffisant maintenant. Maintenant que j'ai changé ma personne, puis mes habitudes de vie à la hauteur de ce qui possible dans cette société de surconsommation, je suis prête à la prochaine phase de mon épanouissement.
     La prochaine étape, à mon avis, est de repenser un modèle de vie. Mon but n'est pas de changer toute la société. Mon but est de créer un petit milieu qui me suffit, qui est à la hauteur de mon idéologie et peut-être inspirer par l'exemple. Nous avons tous un rôle à jouer, nous avons tous un talent. Certains sont de formidables motivateurs, d'autres sont des enseignants dévoués, d'autres sont d'énergique batailleurs. Mon talent à moi, c'est l'art et l'écriture; c'est la créativité. Alors je vais rester dans mon arène; plutôt que de composer une science-fiction littéraire, je vais créer le monde dont je rêve.

     Je crois jusqu'au plus profond de mon être que la santé humaine n'est possible que si l'entourage est aussi sain. Et l'entourage, c'est quoi? C'est l'environnement et la communauté qui nous entour. Pour le rephraser, je crois que la santé et le bien-être humain ne peut être possible que si la nature l'est aussi. On ne peut être et vivre en santé dans une maison malade.
      Je pense que humanité et nature sont infiniment liés. Nous ne pouvons pas vivre sans la nature, sans l'environnement. Mais ne faites pas d'erreur: la nature n'a pas besoin de nous pour perdurer. Si le pire venait à arriver, c'est l'humanité qui est en risque d'extinction, avec bien des créatures vivantes avec qui nous partageons la nature. La Terre, elle, a survécue déjà a de grands cataclysmes et bouleversements. Elle s'est vue transformée; de nombreuses espèces sont disparus à jamais. Et pourtant, la Terre est toujours là.

     La Terre, quoique l'on fasse, survivra à l'humanité. Elle sera malade pour milles ans, ou cinq milles ans, mais elle survivra et s'en remettra. Cinq milles ans, sur une échelle humaine, c'est aussi long que l'historique de notre civilisation. Mais sur l'échelle planétaire qui a des millions d'années d'existence, ça reste une courte convalescence.

     Toute la question est plutôt de savoir si l'humanité survivra à elle-même.

      Mais ceci n'est pas un document pour se lamenter des problèmes auxquelles nous faisons face aujourd'hui; c'est au contraire un document pour une solution potentielle à ces problèmes.
     Et plus important que tout, je ne veux pas pousser, ni forcer personne. Comme le disait Anne Lamott:



      Ma mission n'est pas de dénoncer, de me battre contre le système, ni même de convaincre qui que ce soit de ce qui doit ou ne doit pas être.
      Ma mission est de faire… J'ai en tête une idée, une solution potentielle et je souhaite bâtir un endroit simple, à grandeur humaine, en harmonie avec la nature, où il fait bon vivre. Voilà ma solution à moi. Une parmi tant d'autres. Et si c'est la tienne aussi, alors tu es bienvenu(e) à venir, mettre ta main à la pâte, ou de t'inspirer de ce projet pour faire le tien là où tu veux.


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1) Introduction


a. Qui est derrière le Dragon Vert?
| Qui suis-je? | Inquiétudes | Idéologies | Être mère | Mission et (r)évolution |
b. Inspiration et Engagement
| Tout commença dans la noirceur | Un monde imparfait | Qui sauvera le monde? | Héritage et Engagement |
c. Qu'est-ce que le Dragon Vert?
| D'où vient le symbole du Dragon Vert? | Pourquoi ai-je choisi ce symbole? | L'oeuf du dragon, la naissance d'une idée | Projet du Dragon Vert | Informations gratuites, pourquoi? |
d. Être éco-responsable
| Ce n'est pas… | C'est plutôt… | La nature ne réduit pas Ce n'est pas… | Faire preuve d'intelligence | Écologie et technologies |
e. Régénération
| Réajustement | Vivre différemment | C'est «durable»? | Réduire? Oui, quand même un peu | Solution «régénératives» |
(pour voir la suite des textes fondateurs du projet, consultez la page Projet pour voir la liste des articles)


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