Les cures alternatives du cancer (7)

Suite de :

     Je voulais revenir sur le sujet, cette fois non pas pour poursuivre la recherche mais pour conclure l'histoire de ma marraine. Elle nous a quitté Vendredi dernier, le 8 Mars 2013, à l'aube du Jour de la Femme.
     Le sujet de ces articles, soit les cures alternatives pour le cancer, m'a valu une conversation un peu conflictuelle, non pas avec ma marraine, mais avec mon père (son petit frère) et ma belle-maman. Je suis désolée pour cette conversation qui a tourné au vinaigre. Je sais que vous ne croyez pas aux médecines alternatives. Je n'essayais pas de vous convaincre. 
     Je n'avais que deux messages: 1) quand le médecin vous suggère de faire votre testament parce qu'il ne sait plus quoi faire de votre maladie, à mon avis, parce qu'on n'a plus rien à perdre, on peut tenter de regarder pour d'autres solutions et je voulais ici offrir les suggestions que j'ai trouvé. 
     2) j'avais besoin d'être entendu, jusqu'à la fin. Même si vous n'y croyez pas. Je ne crois pas en Dieu, mais quand les gens me parlent du "petit bon-dieu", j'écoute ce qu'ils ont à dire dans le respect de leur croyance à eux. 
     J'imagine que si la conversation a mal tournée, c'est que j'ai été trop agressive dans mon message ou dans ma détresse de ne pas être entendue... et ma frustration et mon affliction de perdre ma marraine, (après ma mère, il y a 9 ans).

     Je vais garder ces articles en-ligne quand même. Ne sait-on jamais à qui ils pourraient être utiles, des personnes qui pourraient, comme moi, croire aux médecines alternatives ou qui auraient tout essayer et qu'ils découvriraient dans ces articles d'autres solutions à leur portée. J'aime croire que ce sera peut-être le cas.
    

Questionnement sur la vie et la mort

     Les premières personnes que j'ai vues mourir, j'ai pleuré leur absence. Aujourd'hui, un décès de plus dans ma famille (celui d'avant était mon grand-père, père de ma marraine tout juste avant Noël; ça fait deux grandes pertes en peu de temps...) :(  je trouve très égoïste de pleurer en deuil. On pleure notre état d'être vivant et de devoir poursuivre dans l'absence de l'autre... Ce qui me met en deuil cette fois, c'est de me demander comment s'est fait le passage pour ma tante... Ce passage qu'on doit faire seul.
     La mort n'est pas une injustice, puisqu'elle arrivera à tout le monde... et on sait tous que ça nous arrivera un jour. Ce qui est injuste, c'est la longueur de notre vie... 43 ans pour ma mère, presque 68 ans pour ma tante, 90 pour mon grand-père... À regarder les personnes qui nous ont quitté et que j'ai connues, je me questionne « Qu'est-ce qui fait qu'on reste plus ou moins longtemps qu'un autre? »
     Mon grand-père a fumé toute sa vie, il a bu de l'alcool, il n'a pas fait attention. En fait, aucun de mes grand-parents n'ont fait attention à leur santé (ce n'était pas la mode de leur génération!) Alors pourquoi mes grands-parents paternels ont-ils tous deux vécus plus longtemps que mes grands parents maternels? À première vue, la toute première différence, c'était l'alimentation. Mes grand-parents maternels ne mangeaient jamais de fruits et légumes frais: tout était en conserve. Ou congelé. Alors que mes grands-parents paternels ont tenus un très grand jardin potager et mangeait des légumes frais au moins un tiers de l'année.
    Mais encore, ma marraine a fait attention toute sa vie. Elle n'a jamais fumée, alors que c'était "important" de fumer (pour sa génération) lorsqu'elle était jeune. Elle a toujours bu avec modération; je ne l'ai jamais vu, de mémoire humaine, avoir un excès (j'étais bien entendu pas née lorsqu'elle était ado... quand bien même...) et elle a mangé santé au meilleur de sa connaissance, tout en restant active et sportive.
     Bien entendu, il doit y avoir une histoire de génétique dans la longévité (quoique le Dr. Bruce H. Lipton, dans son discourt « Biology of perception » pourrait avoir un avis différent sur le sujet). Mon prof de médecine traditionnel asiatique, lui, expliquerait la différence en terme d'énergie prénatale et postnatale (si le sujet intéresse quelqu'un, laissez-moi un message en commentaire et je rédigerai un article sur ce sujet de la médecine traditionnelle asiatique).
     Là où je vois des divergences entre "mourir jeune" et "mourir vieux", c'est sur le plan émotionnel. Ceux qui ont une longue longévité, je trouve, ont un plus grand "détachement émotif" sur les événements de la vie. Ma mère (partie plutôt jeune) prenait tout personnel. Elle vivait avec cette impression que le monde entier était contre elle et quoiqu'on pouvait lui dire, c'était une attaque qui lui allait droit au cœur. Ma marraine aussi avait une tendance à prendre ce qui arrivait aux autres comme si ça lui arrivait à elle. Alors que mon grand-père, pour sa part, était plutôt zen. Bonne oreille d'écoute, il était plutôt un genre à laisser les choses aller, laisser les jeunes se frapper à la vie pour apprendre par eux-mêmes de leurs erreurs (tout en les assistants, à sa manière effacée). Et lui, il a vécu longtemps.

Conclusion

     Aujourd'hui, je crois plus que jamais que les émotions ont un impact majeur sur notre santé physique. Le stress est un acidifiant de notre métabolisme. Les émotions non-exprimées peuvent nous causer des lourdeurs, des tentions et des fatigues qui nous semblent insurmontables. Et je pense qu'elles peuvent avoir un impacte sur notre longévité.
     Vivre en santé, c'est-à-dire de bien manger, de faire de l'exercice, de bien dormir, éviter la pollution, etc., ne sont pas déterminant de notre longévité. Ma marraine, lorsque son cancer s'est déclarée, s'est questionnée: « Est-ce que ça valait la peine de faire attention toute sa vie? » Mon grand-père, lui, à une toute autre occasion, m'a confiée: « En tout cas, si j'avais su que le petit bon-dieu allait prendre autant de temps avant de me réclamer, j'aurais fait plus attention! » 
     Dans le cas de mon grand-père, les dix années précédant sont décès ont été difficile en terme de santé, il attendait son heure à tout instant, on a célébré ses anniversaires chaque année en se demandant si c'était la dernière... et pourtant, il restait, et restait encore. C'était pénible pour lui, parce qu'il n'avait plus la santé. Les dix dernières années de ma mère, qui n'était pas vraiment un modèle de bonne santé, ont aussi été plutôt difficile pour elle.
      Pour ma marraine, c'était une surprise qu'elle soit touchée par le cancer. Environ 4 ou 5 ans plus tard, elle en meurt. Mais dans son cas à elle, la dernière année seulement a été difficile.

    Ma conclusion: pratiquer la méditation, le Taï Chi ou le Yoga, exprimer ses émotions de manière saine et constructive, pour une belle longévité potentielle... et faire attention à sa santé pour que ces années maintiennent une qualité de vie (plutôt que d'être pénibles).
     Ma démarche n'est pas scientifique et mon échantillonnage d'observation n'est pas significatif. Je ne partage ici qu'une croyance personnelle.

    Reposez en paix, Grand-Papa et ma tante France. :'(

Suite du dossier cancer:
  •  Les cures préventives du cancer (8) vidéo (en français) d'une conférence donnée par le professeur Henri Joyeux, prévention du cancer par plusieurs changements de comportement et nutritielle.

3 commentaires:

  1. Bonjour,

    Le jeûne apparaît aussi semble t-il comme une bonne alternative pour vaincre le cancer.
    Le reportage d'Arte "le jeûne, nouvelle thérapie?" aborde ce point là en fin de reportage.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je chercherai sur le web pour voir ce reportage :)

      En ce moment, je suis "amoureuse" de la thérapie Gerson, qui se fait par les jus (les jus que l'on fait soi-même, maison). ^_^

      Merci pour la suggestion! :)

      Supprimer
  2. Merci pour tous ces renseignements très utiles et fort appréciés

    RépondreSupprimer